Quels spectacles voir au Festival d’Avignon OFF 2026 ? Dur de faire son choix parmi les 1780 spectacles proposés.
Voici 20 recommandations de spectacles a voir lors de la 60ème édition du Festival d’Avignon.
Parler Pointu

COUP DE CŒUR.
Le comédien Benjamin Tholozan a grandi dans le midi et toute sa famille a l’accent du sud. À son arrivée au Conservatoire, il a gommé son accent et parle désormais avec l’accent du pouvoir. Bref, il « parle pointu ».
Ce spectacle est une épopée familiale et une traversée historique des accents, au rythme des repas de famille, des souvenirs transgénérationnels, des recettes de cuisine et des chansons.
Un spectacle hilarant, chaleureux et politique où Benjamin Tholozan séduit (notamment le repas dominical où il interprète tous les membres de sa famille). LE spectacle à ne pas manquer.
Parler Pointu au Théâtre des Carmes du 4 au 25 juillet à 18h10.
Relâches les 8, 15, 22 juillet.
Durée : 1h30.
Post !

Énorme coup de cœur pour cette comédie musicale !
Post ! c’est trois histoires sur les limites de nos vies hyper-connectées et de nos dépendances à la technologie. C’est intelligent, drôle, grinçant, absurde et très kiffant.
Les musiques signées Alex Todo sont parfaites, tout comme la mise en scène de Victor Bourigaut. Le tout porté par quatre comédiens-chanteurs excellents. FONCEZ-Y.
Post ! a d’ailleurs a remporté le Trophée du Meilleur Spectacle Musical aux Trophées de la Comédie Musicale 2026,
Post ! au Théâtre Essaïon-Avignon du 4 au 25 juillet à 21h55.
Relâches les 9, 16 et 23 juillet.
Durée : 1h30.
Barbara (par Barbara)

Marie-Sophie Ferdane et Emmanuel Noblet proposent un spectacle sur Barbara avec un nouvel angle : celui de ses paroles. Marie-Sophie Ferdane, qui est par ailleurs une des meilleures comédiennes françaises actuelles, n’essaye pas de ressembler à la chanteuse. Elle fait vivre son esprit et son humour dans un montage d’interviews et d’archives.
Un spectacle qui a déjà ravi les critiques.
Barbara (par Barbara) au 11 du 4 au 23 juillet à 20h50.
Relâches les 10 et 17 juillet.
Durée : 1h15
Le Conte d’hiver

En Sicile, le roi Léonte se persuade que sa femme attend un enfant de son meilleur ami. Rongé par la jalousie, il ordonne que le bébé soit abandonné et que sa femme soit emprisonnée. Cette dernière en meurt de chagrin. Seize ans plus tard en Bohème, le bébé est désormais une jeune fille qui est éprise d’un jeune berger.
Dans la mise en scène de Sandrine Anglade, l’œuvre de Shakespeare rayonne. La troupe de comédiens est remarquable. Tous déploient une palette de jeu exemplaire et nous font savourer la traduction de Clément Camar-Mercier.
Avec des musiques baroques, ce Conte d’hiver est une grande célébration.
Le Conte d’hiver au Théâtre du Chêne Noir du 4 au 25 juillet à 12h30.
Relâches les 06, 13 et 20 juillet.
Durée : 1h50.
Les oubliées de Londres

Londres, 1888. Au milieu de la nuit, une prostituée est assassinée à Whitechapel. Tout le monde s’affaire à mettre la main sur Jack L’Éventreur et personne ne se soucie de la victime. Dans une maison close à l’abri des regards, un groupe de femmes décide de retrouver le meurtrier avant qu’il ne les trouve. Les Oubliées de Londres renverse l’histoire : ce sont ces femmes oubliées qui reprennent la parole et deviennent les héroïnes.
Le spectacle (auparavant nommé Demain tout le monde aura oublié) avait cartonné en 2025 avec son humour british et ses plus de 50 personnages. Il ne faut pas manquer ce spectacle au Festival d’Avignon 2026 !
Les oubliées de Londres au Théâtre du Roi René du 4 au 25 juillet à 15h45.
Relâches les 8, 15 et 22 juillet.
Durée : 1h20.
All That Musicals!

Voici une proposition intrigante du chorégraphe David Rolland. All That Musicals! est un spectacle déambulatoire. Les spectateurs sont munis d’un casque audio et marchent dans les rues d’Avignon qui se transforme en plateau de cinéma. Mené par deux performers, ce spectacle est une célébration des films musicaux comme Les Demoiselles de Rochefort et Chantons sous la pluie.
All That Musicals! à L’atelier (La Manutention) du 10 au 20 juillet à 10h30.
Relâche le 15 juillet.
Durée : 1h
Fin, fin et fin

Le président vient d’annoncer que la fin du monde est pour demain. Et si on faisait un dernier pique-nique ? Voici le début de l’aventure de trois amis. À bord de leur voiture, ils tentent d’éviter les zombies mais d’autres histoires s’emmêlent puis les rebondissements s’enchaînent.
Fin, fin et fin a reçu deux Molières amplement mérités. Les trois comédiens au plateau débordent de talent.
Un spectacle qui dépasse l’absurde, tiré par les cheveux, bref du grand n’importe quoi mais qu’est-ce qu’on se marre !
Fin, fin et fin au Théâtre des Béliers Avignon du 4 au 25 juillet à 22h45.
Relâches les mercredis 8, 15 et 22 juillet.
Durée : 1h20.
Le spectacle affiche déjà complet mais reprend à la rentrée au Théâtre Lepic à Paris.
Les Figurants

Delphine de Vigan est connue pour ses romans très touchants (No et moi, Les enfants sont rois, Rien ne s’oppose à la Nuit, etc.).
Pour sa première pièce de théâtre, elle donne le premier rôle aux invisibles du cinéma : les figurants. Une première également pour Valérie Donzelli qui signe sa première mise en scène.
On avait beaucoup aimé lire la pièce avec les figurants qui poireautent et se plaignent, se confient et qui vivent entre espoir et désillusion, supervisés par le super-assistant.
Le spectacle fera sa première au Festival d’Avignon et il nous tarde de le découvrir.
Les Figurants à la Scala Provence, du 4 au 25 juillet à 19 heures.
Relâches les 6, 13 et 20 juillet
Durée : 1h20.
Made in France

Après des années derrière les barreaux, Emile a enfin obtenu sa peine aménagée et va pouvoir travailler à l’usine. Le hic : l’usine ferme et va être délocalisé. Emile fait tout pour se faire élire représentant syndical et défendre l’usine.
Dans une mise en scène haletante, cinq comédiens font vivre une vingtaine de personnages et soulignent les contradictions économiques et sociales de la société, le tout au rythme d’une batterie.
Made in France est un spectacle déchaîné qui pousse à ouvrir les yeux.
Made in France au 11 du 4 au 23 juillet à 11h55.
Relâches les 10 et 17juillet.
Durée : 1h20
Le chant des lions

Dans les années 1930, Germaine Sablon éblouit les cabarets parisiens et Joseph Kessel, journaliste et aviateur. Leur histoire d’amour démarre mais, avec leurs proches, ils seront rapidement pris dans la tourmente de la guerre…
Le Chant des Lions met en lumière une femme oubliée de l’Histoire et les années de résistance qui mèneront à l’écriture du « Chant des Partisans ».
On retient les beaux moments musicaux, Marina Pangos époustouflante en Germaine Sablon (performance qui lui a valu un Molière) et la mise en scène efficace de Charlotte Matzneff.
Si l’on ne sait parfois pas très bien où le spectacle nous mène, on ressort émus d’avoir chanté en chœur « Le Chant des Partisans ».
Le chant des lions au Théâtre des Gémeaux à 18h.
Relâches les 8, 15 et 22 juillet.
Durée : 1h30.
Olympe(s)

Après Punk.e.s qui retraçait l’histoire du premier groupe punk féminin, Justine Heynemann et Rachel Arditi s’intéressent à Olympe de Gouges. Elles donnent la parole à plusieurs figures de l’époque pour créer « une comédie musicale de cape et d’épée féministe » avec dix interprètes au plateau. Jouant sur les anachronismes, le spectacle parle du combat des femmes pour l’égalité des sexes.
Ça nous tente beaucoup !
Olympe(s) à la Scala Provence du 4 au 25 juillet 2026 à 21h.
Relâches les lundis 6, 13 et 20 juillet.
Durée : 1h50.
Molière et ses masques

En reprenant la tradition du théâtre de tréteaux, Simon Falguières offre une fresque sur la vie du plus célèbre dramaturge français : Jean-Baptiste Poquelin dit Molière.
Trois acteurs et trois musiciens passent d’un rôle à l’autre, d’un genre à l’autre, d’une époque à l’autre pour faire vivre les personnages de la vies de Molière et parler de notre société.
Cette déambulation en plein air et une ode à la joie. Elle souligne la nécessité du théâtre ainsi que sa force face au pouvoir.
Molière et ses masques au Jardins du Carmel – Théâtre du Train Bleu du 4 au 23 juillet à 19h40.
Relâches les 10 et 17 juillet.
Durée : 1h25
Quand on dort on n’a pas faim

Anthony Matine a fait deux ans de prépa au Lycée Henri IV et part de cette expérience pour réfléchir sur la complexité d’être noir et gay et d’avoir grandi et rêvé en blanc et en hétéro.
Presque seul en scène, il explose les codes théâtraux traditionnels pour mieux les détourner. Il passe par le cabaret, le drag, le maquillage, la performance et convoque les fantômes de son passé.
Un spectacle jubilatoire et qui a déjà ravit les critiques.
Quand on dort on n’a pas faim à la Manufacture du 4 au 21 juillet.
Relâches les 9 et 16 juillet.
Durée : 1h30.
Seule comme Maria

On connaît Maria Schneider pour son rôle dans Le Dernier Tango à Paris dans lequel elle est victime d’un viol qui restera un traumatisme. Dans Seule comme Maria, co-écrit avec Théo Askolovitch, Marilou Aussillou nous invite à une (fausse) répétition de son spectacle sur Maria Schneider. Elle dialogue avec le fantôme de l’actrice, à qui elle ressemble et qui lui a donné envie d’être comédienne. Elle lui donne la parole et l’incarne.
Un spectacle qui met en parallèle les parcours et les blessures de deux comédiennes à 50 ans d’écart.
Seule comme Maria à La Manufacture du 13 au 21 juillet à 11h35.
Relâche le 16 juillet.
Durée : 1h05.
Fabuleux

En 1857, Charles Dickens est l’écrivain le plus connu du monde et mène une existence tranquille avec sa femme et son fils. Mais leur routine est bouleversée lorsque Hans Christian Andersen débarque à l’improviste. Derrière ses airs farfelus et ses contes pour enfant, Andersen leur en apprendra beaucoup sur eux-mêmes…
Inspirée d’une histoire vraie, cette comédie musicale est la première pièce de François Descraques, personnalité de Youtube.
On découvre ds belles chansons signées PV Nova (mention spéciale pour « Les Habits neufs de l’empereur » et « Je suis un cygne »).
Enfin, quatre comédiens très talentueux font vivre des personnages haut en couleur et on en ressort avec du baume au cœur.
Idéal pour toute la famille. On a vu et on a aimé !
Fabuleux au Théâtre des Gémeaux Avignon du 4 au 25 juillet à 9h45.
Relâches les 8, 15 et 22 juillet.
Durée : 1h15.
Rosy et moi

Rosy a 21 ans lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte de sclérose en plaques. Elle décide de partir seule à l’autre bout du monde pour renouer avec son corps et son esprit. C’est l’histoire vraie de Marine Barnérias qui est portée dans ce seul-en-scène. La comédienne Elodie Menant, qui avait gagné le Molière de la Révélation Théâtrale en 2020, donne corps à cette histoire. Dans une mise en scène d’Eric Bu, elle interprète 18 personnages, sans s’arrêter.
Un voyage théâtral qui invite à prendre les rênes de sa vie.
Rosy et Moi au Théâtre La Luna du 4 au 25 juillet à 15h05.
Relâche les 9, 16, 23 juillet.
Durée : 1h15.
Si une histoire frappe à ta porte…

À quoi bon écrire puisque tout a déjà été écrit ? Un jeune auteur atteint du syndrome de la page blanche remontent le temps avec deux complices à la recherche des plus grands auteurs. Ils croiseront George Sand, Voltaire, Shakespeare, Chrétien de Troyes et voyageront dix mille ans en arrière pour leur demander « Comment écrivez-vous une nouvelle histoire ? ».
À trois sur le plateau, avec une table, une machine à écrire et une guitare, ils font vivre les plus grands auteurs. C’est inspirant et drôle et très bien joué. On adore.
Si une histoire frappe à ta porte… au Théâtre de la Luna du 4 au 25 juillet à 13h.
Relâches les 8, 15 et 22 juillet.
Durée : 1h10.
Le Manuel de la jeune mariée 1957

1957. Cinq futures mariées étudient les recommandations d’un manuel censées faire d’elles des épouses modèles. « Ne sortez jamais en tablier » ou encore « La plus grande responsabilité de la ménagère est de savoir tenir son budget. ». Cinq femmes qui se livrent et chantent leurs rêves et leurs désillusions.
Mis en musique par Stéphane Corbin et mis en scène par Virginie Lemoine, avec également cinq comédiennes-chanteuses de renom, ça ne peut qu’être bien.
Une comédie musicale qui permet de voir que la condition des femmes a bien évolué depuis les années 50 mais que le chemin est encore long.
Le Manuel de la jeune mariée 1957 au Théâtre Actuel du 3 au 25 juillet à 13h45.
Relâches les jeudis 9, 16, 23 juillet.
Représentations supplémentaires les lundis 6, 13, 20 juillet à 10h.
Durée 1h20.
La prochaine fois que tu mordras la poussière

La salle d’attente d’un hôpital. Le père va bientôt mourir. Dans un rythme effréné, le fils décortique sa relation avec son père, distante, tendue.
Il y a Freddy Mercury, la dépression, le vernis à ongle, les sentiments que l’on ne sait pas exprimer, un cri qui n’arrive pas à sortir.
La prochaine fois que tu mordras la poussière est l’adaptation scénique par Paul Pascot du livre de son frère, l’humoriste Panayotis Pascot.
On avait adoré Vassili Schneider dans le rôle, tourmenté et survolté. Le rôle est repris par Romeo Mariani. On été moins fans de certains partis pris de mise en scène. Mais un spectacle percutant tout de même à découvrir au Festival d’Avignon.
La prochaine fois que tu mordras la poussière au Théâtre des Halles à 19h.
Relâches les 8, 11, 15 et 22 juillet.
Durée : 1h30
Tout contre la Terre

À juste 24 ans, Camille est veuve. Il y a encore quelques années, elle ne connaissait rien à la vie d’agriculteur. Aujourd’hui, elle se confie à un journaliste sur le suicide de son compagnon, exploitant agricole épuisé par le système.
Dans un décor entièrement en paille, on découvre l’amour de Camille et Augustin, l’oppression et l’absurdité d’un système qui en demande toujours.
Adaptation scénique par Rémi Couturier (très bon dans le rôle de Thomas) du livre Tu m’as laissée en vie de Camille Beaurain et Antoine Jeandey, Tout contre la Terre est une pièce prenante sur la détresse des agriculteurs.
Tout contre la Terre au Théâtre des Halles du 4 au 25 juillet à 10h.
Relâches les 9, 16 et 23 juillet.
Durée : 1h10.